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La légion d’honneur pour la corporation minière !

J’interroge le Gouvernement sur la possibilité de remettre la légion d’honneur à la corporation minière.

Ma question :

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la possibilité de remettre la Légion d’honneur à la corporation minière. Considérant qu’il est de la responsabilité du Gouvernement d’identifier les futurs décorés en s’appuyant sur le corps social, il propose la nomination à cet ordre de la corporation minière qui a payé un lourd tribut lors de la grève patriotique de mai-juin 1941 ou dans divers actes de résistance sur l’ensemble des bassins. Cela permettrait d’honorer comme il se doit cette résistance active qui a été durement réprimée par des massacres, des fusillés, des déportés et des emprisonnés et qui s’est également traduite par le sacrifice des corps pour gagner la bataille du charbon et ainsi assurer rapidement la renaissance de l’industrie française. Répondre à cette revendication serait un moyen de poursuivre le travail de reconnaissance de la Nation entamé par Mme Christiane Taubira avec la loi de finances pour 2015. Il rappelle également que si la Légion d’honneur est censée être attribuée à « tout citoyen français » selon certaines conditions, des institutions, des établissements d’enseignement supérieur, des associations comme la Croix-Rouge et même des entreprises comme la SNCF ont déjà reçu la Légion d’honneur par le passé. Il souhaiterait connaître son avis sur ce sujet.

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Avec Norbert Gilmez

Sur le site de l’assemblée : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-102407QE.htm

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A retrouver également : ma proposition de loi pour une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941 ⤵️

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Proposition de loi sur la grève patriotique des mineurs de 1941

En ce début d’année 2017, je dépose une nouvelle proposition de loi pour rendre hommage aux victimes de la grève patrotique des mineurs de 1941.ppl-mineurs-greve-patriotique-1941

N° 4374

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ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 11 janvier 2017.

PROPOSITION DE LOI

visant à établir une journée nationale d’hommage aux victimes
de la
grève patriotique des mineurs de 1941,

(Renvoyée à la commission de la défense nationale et des forces armées, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par

M. Jean-Jacques CANDELIER,

député.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Il y a 75 ans, le 11 juin 1941, 226 ouvriers mineurs étaient déportés à la forteresse de Huy, en Belgique, pour avoir fait grève.

Du 27 mai au 9 juin 1941, 100 000 mineurs du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont en effet cessé le travail. Cette grève, préparée depuis l’été 1940 par Martha Desrumaux et Auguste Lecoeur, est la plus importante de l’Europe occupée par les forces du IIIe Reich. La répression est terrible. Avec la collaboration des préfets d’Arras, de Lille et des directeurs de concessions minières qui avaient conservé des listes de militants, la Gestapo et la Feldegendarmerie raflent les mineurs, la plupart syndicalistes ou communistes.

Pour avoir fait grève et réclamé de meilleures conditions de travail, ils sont envoyés dans les prisons de Béthune et de Douai, les casernes de Lille et Valenciennes.

Le 11 juin, 226 mineurs sont déportés à la forteresse de Huy en Belgique, 44 connaissent le même sort le 2 Juillet. Ils n’y resteront qu’une vingtaine de jours. Le 26 juillet, 244 d’entre eux arrivent au camp de concentration de Sachsenhausen, camp école des nazis.

Ces hommes avaient décidé de ne pas se résigner face à l’occupant et au gouvernement d’extrême droite de Vichy. Ils avaient refusé d’alimenter la machine de guerre nazie : ainsi 500 000 tonnes de charbon ne furent pas extraites durant ces quinze jours de grève.

Leur grève fut un des premiers grands actes de Résistance sur le territoire national. Ils étaient ouvriers, mineurs. Ils ont refusé de vivre à genoux. Ils ont fait grève pour leurs proches et plus encore, portant haut les valeurs de dignité et de liberté pour que notre pays soit libre et indépendant.

La Nation doit rendre hommage à ces hommes pleins de courage qui ont œuvré pour défendre le pays et le bien commun au péril de leurs vies.

Cette grève revendicative patriotique est une page de l’Histoire de France qui mérite d’être connue et reconnue par la République. Dans le prolongement du travail entamé par Christiane Taubira pour reconnaître le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952, nous pensons qu’une journée commémorative serait un bon moyen d’honorer les combats des mineurs qui ont tant donné à notre Nation, y compris dans la résistance antifasciste.

Les auteurs de la présente proposition demandent donc à l’Assemblée nationale d’instituer une journée nationale d’hommage à ces patriotes à la date symbolique du 11 juin, qui marque la première déportation vers les camps de concentration nazis d’hommes et de femmes résidant dans notre pays.

Alors que des menaces se précisent contre les libertés individuelles, le droit des travailleurs et des associations et plus largement la démocratie, plus que jamais, il est nécessaire d’affirmer les valeurs de liberté, d’égalité, de dignité, de solidarité, d’antiracisme, fondements de notre République.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941 est instituée en France.

Article 2

Le 11 juin est la date retenue en souvenir de la déportation de deux-cent-quarante-quatre d’entre eux, d’abord à la forteresse de Huy puis, quelques jours plus tard, au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin.

> Sur le site de l’Assemblée : cliquez-ici

26 juillet 1941 : 244 mineurs déportés au camp de concentration de Sachsenhausen

Il y a 75 ans, le 26 juillet 1941, 244 ouvriers mineurs étaient déportés au camp de concentration de Sachsenhausen.

Du 27 mai au 9 Juin 1941, 100 000 mineurs du bassin minier de la région cessent le travail. Parmi eux, les fils d’Henri Martel, personnalité politique bien connue dans notre Douaisis.
C’est la plus importante grève de l’Europe occupée par les forces du IIIe Reich. La répression est terrible. Avec la collaboration des préfets d’Arras et de Lille et les directeurs de concessions minières qui avaient conservé des listes de militants, la Gestapo et la Feldegendarmerie raflent les mineurs, la plupart syndicalistes ou communistes.

Pour avoir fait grève et réclamé de meilleures conditions de travail, ils sont envoyés dans les prisons de Béthune et de Douai, les casernes de Lille et Valenciennes.

Le 13 juin, 226 mineurs sont déportés à la forteresse de Huy en Belgique, 44 connaissent le même sort le 2 Juillet. Ils n’y resteront qu’une vingtaine de jours. Le 26 juillet, 244 d’entre eux arrivent au camp de concentration de Sachsenhausen, camp école des nazis.

Ces hommes avaient décidé de ne pas se résigner face à l’occupant et au gouvernement d’extrême droite de Vichy. Ils avaient refusé d’alimenter la machine de guerre nazie : 500 000 tonnes de charbon ne furent pas extraites durant ces quinze jours de grève.

Leur grève fût le premier grand acte de Résistance sur le territoire national. C’étaient des ouvriers, des mineurs, qui avaient décidés de faire grève pour leurs familles, leurs enfants, leurs petits enfants.

Je rends hommage à ces hommes pleins de courage qui ont œuvré pour défendre la nation et le bien commun au péril de leurs vies.

Cette grève patriotique est une page de l’histoire qui mérite d’être connue et reconnue par la République.

Je vous invite à commander la très belle brochure des éditions du Geai Bleu qui met en lumière le sacrifice de ces héros et qui nous aide à faire valoir notre droit de mémoire.

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 > Mon projet de loi sur le sujet : cliquez ici

Situation des mineurs grévistes de 1948 et 1952

gréve mineurs 1948

Photo d’archives de la grève des mineurs de 1948 dans le Nord-Pas-de-Calais © Maxppp

J’ai sollicité à plusieurs reprises le Gouvernement sur l’injustice subie par les mineurs grévistes de 1948 et 1952.
J’ai dénoncé notamment le terrorisme d’État et la répression brutale de la grève de 1948 qui a compté 340.000 mineurs dans toute la France. Plus qu’une grève, c’est bien une guerre des classes qui s’est déroulée tant la répression a été féroce, avec un appel à l’armée pour casser les piquets de grève et occuper les puits. Les forces de l’ordre étaient alors autorisées à tirer sur les mineurs, faisant des milliers de blessés et des dizaines de morts. Au total, 3 000 mineurs furent licenciés et leurs vies irrémédiablement bouleversées.

Il aura fallu attendre plus de 65 ans pour que l’État reconnaisse enfin « le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes ». Pourtant, depuis le départ de Mme Taubira, la situation est bloquée et les mineurs toujours vivants ne reçoivent plus de réponse de l’État.

Devant tant d’inertie, nous venons de saisir le Ministre de la Justice avec mes collègues parlementaires du Front de Gauche de la région.

Alors que des propos honteux ont récemment comparé la CGT à une organisation terroriste, alors que des syndicalistes risquent la prison ferme pour avoir défendu leur usine et leurs emplois face à une multinationale et à des patrons voyous, alors que les menaces d’interdiction planent sur les manifestations, je ne peux tolérer que les mineurs qui ont vécu avec l’injustice et le déshonneur pendant près de 70 ans continuent à voir l’État piétiner leurs droits. Il est temps que ceux qui luttent soient considérés autrement que comme des parias ou des criminels dans ce pays.

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Articles de presse

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Catastrophe de Courrières : hommage aux mineurs

Courrières MineursHier, c’était le triste anniversaire des 110 ans de la catastrophe de Courrières, plus importante catastrophe minière d’Europe.

Le 10 Mars 1906, plus de 110 km de galeries étaient dévastés par un coup de grisou. Le bilan officiel est lourd, avec plus de 1099 morts.

Trois jours seulement après l’explosion, les recherches sont arrêtées afin d’étouffer l’incendie et préserver le gisement. La compagnie minière a donc géré la crise en voulant préserver ses futurs bénéfices, au détriment des vies humaines toujours au fond.

Plusieurs rescapés réussiront à retrouver le puits par leurs propres moyens après avoir erré dans le noir total sur des kilomètres. Cette catastrophe provoquera de grandes grèves et un mouvement social qui débouchera sur l’instauration du repos hebdomadaire.

Il est bon de se rappeler de ces événements à l’heure ou le gouvernement et le MEDEF attaquent frontalement le code du travail, justement né en 1910 après l’horreur de Courrières.

Non, les protections qui sont attachées aux travailleurs ne sont pas « trop rigides » ou « trop contraignantes ».

Pour moi, dans l’entreprise comme partout, c’est l’humain qui doit primer. Nos vies valent plus que leurs profits !

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