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Journée mondiale des réfugiés : solidarité !

Communiqué de Presse de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

Journée mondiale des réfugiés : solidarité !


JJCCe 20 Juin marque la journée mondiale des réfugiés
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En 2015, un triste record a été battu dans le monde avec 65,3 millions de personnes déracinées, qui ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions selon les chiffres du Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés.

Derrière ce que l’on appelle la crise migratoire, c’est en réalité le drame de personnes qui fuient la guerre, le chaos, et la misère.

Le temps de la réaction et de l’action est trop long, il coûte trop cher en vies humaines comme en témoigne les milliers de morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe.

C’est avec colère que je juge le refus persistant et criminel des autorités européennes d’organiser de véritables voies régulières pour l’admission des réfugiés et des demandeurs d’asile en Europe. Cela passerait notamment par la mise en place de programmes de réinstallation et d’admission humanitaires et de regroupement familial.

C’est également avec indignation que je dénonce le pacte de la honte que représente l’accord de mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie.

Cet accord qui revient à faire du troc de réfugiés avec la Turquie est d’un cynisme invraisemblable. Il traite des êtres humains ayant fui leur pays en guerre comme de vulgaires marchandises.

Le projet d’accord UE-Turquie bafoue le droit international et européen. Il envisage des expulsions collectives interdites par la Convention européenne des droits de l’Homme. Il met à mal le droit individuel de chacun à l’asile et le principe de non-refoulement, garantis par la Convention de Genève et la législation européenne sur l’asile.

Cette Europe « Bunker » pousse les réfugiés à multiplier les risques et à faire appel aux passeurs, d’où ces tragédies insupportables.

Aujourd’hui la France doit s’engager en actes et pas seulement en mots. Il faut mettre en place une solidarité active avec les réfugiés, notamment en organisant des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d’insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des Droits de l’Enfant tels qu’ils sont définis par la convention de l’ONU. Il faut également que notre pays respecte la convention de Genève sur les réfugiés et double les capacités des centres d’accueil, en les mettant aux normes du Haut-Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.

Enfin, il faut également chercher des solutions pérennes au niveau diplomatique par la promotion d’une culture de la paix, et l’arrêt des guerres. Les migrations sont un phénomène global nécessitant des réponses solidaires pour un monde de justice, de paix, de coopération.

Il n’est plus possible de voir pousser les murs et les barbelés face à la détresse des « damnés de la terre » qui fuient parfois les destructions causées par nos propres bombes.

Il n’est plus possible de nous diviser en laissant sur le devant de la scène ceux qui veulent jouer sur les peurs en exacerbant la haine, les mensonges, l’intolérance. Ceux qui coûtent cher à notre société, ce ne sont pas les réfugiés, ce sont les évadés fiscaux et les grandes fortunes qui profitent de la crise pour continuer de s’enrichir.

Plus que jamais, solidarité avec les réfugiés !

Refugiés Babouse

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Calais : le choix de la solidarité

Communiqué de presse de Jean-Jacques Candelier, député du Nord

Calais MigrantsLe drame humain qui se joue à Calais me scandalise.

Hier, huit réfugiés iraniens expulsés du bidonville se sont cousus les lèvres pour exprimer leur désespoir d’être jetés à la rue, sans solutions. Ils en appellent à l’Onu pour que les droits humains soient respectés dans la « jungle ».

La volonté du gouvernement de démanteler brutalement cette «jungle » n’aboutit qu’à semer la désespérance, l’écœurement et l’inquiétude.

De nombreux réfugiés, dont plusieurs mineurs isolés se retrouvent seuls, sans solutions et sans abris. Ces expulsions jettent en effet sur la route des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes, qui demandent le respect de leur dignité et de leur choix de quitter des pays ou des zones où les conflits et les persécutions sont le quotidien.

Il faut agir d’urgence pour garantir que les droits de l’homme soient respectés. Il faut également chercher des solutions pérennes au niveau diplomatique, et au niveau européen, par la promotion d’une culture de la paix, et l’arrêt des guerres.

Les migrations sont un phénomène global qui appellent des réponses solidaires pour un monde de justice, de paix, de coopération.
Les populations qui tentent de passer en Angleterre fuient les guerres, parfois provoquées avec les bombes vendues par notre propre pays. En réaction, nous voyons pousser les murs et les barbelés face à la détresse des « damnés de la terre ». Nous voyons aussi la haine, les mensonges, l’intolérance exacerbés par ceux qui veulent jouer sur les peurs.

Cette situation n’est plus acceptable. Il n’y a d’autre choix que celui de la solidarité.