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Il faut sécuriser d’urgence les voies de circulation du triage de Somain

Depuis quelques mois, les accidents se succèdent sur le triage. Le risque pour la population peut être dramatique en cas d’échappement potentiel de matières dangereuses. Il faut que la SNCF prenne ses responsabilité !

J’ai écrit en ce sens à Guillaume PEPY.

Transport de marchandises : changeons d’ère !

manif-triage-somain-gare-9Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Gilles Balbastre pour discuter du fret ferroviaire avec les organisations syndicales. (voir ici)

Aujourd’hui, son film commandé par le comité d’entreprise cheminot FRET SNCF sur l’état du transport de marchandises en France en 2016 est disponible.

Voici le message qu’il m’a envoyé :

« En tant que fils de cheminot, qui plus est en poste durant toute sa carrière au triage d’Hourcade près de Bordeaux, en tant que journaliste et réalisateur « spécialisé » dans le domaine du travail, des services publics, de l’économie, je savais plus ou moins que le fret ferroviaire n’était pas en forme. Mais de là à avoir conscience de l’étendue des dégâts et de la rapidité de la casse, il y avait un pas que ce film a permis de franchir. 85% des marchandises passent désormais par la route, à peine 10% par le rail. La part du rail a été divisée par trois en une quinzaine d’années seulement.

Et pourtant, ce n’est pas faute pour les cheminots d’avoir tiré le signal d’alarme. Mais que voulez-vous, les médias et les journalistes détournent leurs yeux vers des sujets plus importants comme la folie Pokemon et les frasques de Benzema ou de Nabilla…

Les principales leçons que l’on peut tirer après avoir fait et vu ce film sont :

1 – des choix économiques et écologiques d’importance sont faits dans notre pays dans une absence totale de débat public et dans un silence médiatique assourdissant,

2- la parole des salariés, des élus salariés et des syndicalistes est d’une très grande richesse quand on prend le temps d’aller la chercher et de la restituer.

A l’aube d’une campagne présidentielle et législative qui s’annonce plus glauque et réactionnaire que jamais, il faut rendre grâce à un comité d’entreprise comme celui de SNCF Fret dirigé par des syndicats combatifs de créer un espace de liberté pour une information non polluée. »

Gilles Balbastre, réalisateur (notamment des Nouveaux chiens de garde avec Yannick Kergoat)


Débat avec Gilles Balbastre et les organisations syndicales de la gare de triage de Somain

J’étais aujourd’hui à Somain pour débattre avec le réalisateur Gilles Balbastre et les syndicalistes cheminots de la CGT et Sud du combat qu’il nous faut mener pour redresser la filière du fret ferroviaire en France. La gare de triage de Somain, qualifiée hier « d’emblématique » par le Ministre Vidalies, est aujourd’hui laissée complètement à l’abandon par la SNCF et l’Etat. J’ai beau avoir interrogé le Ministre des Transports cette semaine à l’Assemblée, je me rends compte que l’Etat, propriétaire de la SNCF, ne montre aucunement vouloir développer le fret ferroviaire. Il fait même tout l’inverse de ce qu’il faudrait, en favorisant la route au détriment du rail, comme lorsqu’il instruit des programmes pharaoniques d’entretien et de construction autoroutière. Ces programmes sont un non sens à la fois économique et écologique.

Le débat avec Gilles et les cheminots fut dense, il faut que lutte se poursuive pour que le fret ferroviaire ne disparaisse pas en France.

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Question au Gouvernement pour le fret ferroviaire et le triage de Somain

Mardi 11 octobre, j’ai interrogé Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports sur le déclin du fret ferroviaire et la situation de la gare de triage de Somain.

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Alors que la part modale du rail dans le transport de marchandise était de 17 % en 2000, elle peine aujourd’hui à rester au-dessus des 10 %. Les plans d’urgence s’enchaînent sans résultat. La COP21 a pour sa part passé sous silence l’enjeu des transports de marchandises malgré les bienfaits écologiques du fret ferroviaire, notamment face à son concurrent routier.

Concernant le triage de Somain et son projet de redynamisation que le Ministre a qualifié  d’« emblématique » le 28 décembre 2015, j’ai dénoncé le non respect du moratoire décrété en Mars « sur toutes les évolutions qui pourraient le cas échéant affecter l’activité de triage sur le site de Somain ».

Les nouvelles suppressions de postes et la délocalisation des tâches administratives ne semblent pas inquiéter le Ministre. Pourtant, la volonté de voir le triage survivre et se développer est incompatible avec de nouvelles suppressions de postes et avec de nouvelles réorganisations. De tels projets risqueraient de voir les clients du triage de Somain partir vers le transport sur route et d’aggraver le déclin du fret ferroviaire français.

Les voies de la SNCF sont-elles impénétrables pour le Gouvernement ?


Article Voix du Nord du 12/10/16

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Mon interpellation par courrier en date du 03 octobre.

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Nouvelle attaque contre le triage de Somain

Alerté par les organisations syndicales, j’ai questionné Monsieur Vidalies, secrétaire d’État aux transports, sur les risques pesant sur les postes administratifs du triage de Somain.

Je reste vigilant et inquiet pour l’avenir du triage.

Ma question

Jean-Jacques Candelier alerte M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur le risque qui pèse sur de nombreux postes dits « de support » au triage de Somain. La direction SNCF Fret Charbon Acier désire en effet restructurer les tâches administratives en les délocalisant au siège de Lille au mépris de la décision du 10 Mars dernier d’établir « un moratoire sur toutes les évolutions qui pourraient le cas échéant affecter l’activité de triage sur le site de Somain ». En plus d’affecter à nouveau un territoire déjà sinistré par le chômage, cette décision aurait un effet dévastateur pour le triage de Somain, site industriel pourtant qualifié d’ « emblématique » par le secrétaire d’Etat lui-même il y a quelques mois. La volonté de voir le triage survivre et se développer est incompatible avec de nouvelles suppressions de postes et avec de nouvelles réorganisations. De tels projets risqueraient de voir les clients du triage de Somain partir vers le transport sur route et d’aggraver le déclin du fret ferroviaire français. Il lui rappelle que la part modale du rail dans le transport de marchandise était de 17% en 2000 alors qu’elle peine aujourd’hui à rester au-dessus des 10%. Pourtant, le fret ferroviaire consomme 2 fois moins d’énergie/km et émet 6 fois moins de CO2/km que son concurrent routier. Sur le triage de Somain, le temps passe, les multiples demandes de rendez-vous restent lettre morte et aucun projet de financement pour la redynamisation du site n’est prévu. Il demande donc au secrétaire d’Etat s’il compte faire respecter auprès de la direction SNCF sa décision de sursoir à toutes nouvelles réorganisations pouvant affecter l’activité de triage.

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Gare de triage : un COPIL inutile ?

Triage COPILJ’ai assisté la semaine dernière au comité de pilotage du projet de redynamisation de la gare de triage de Somain. Je suis fortement inquiet car lors de cette réunion, il a été décidé de ne rien décider, faute d’engagement financier de l’état et de la région et de réelle volonté politique.

Je viens de relancer à nouveau Alain Vidalies par courrier afin qu’il puisse venir sur le site ou recevoir une délégation au ministère. Après plusieurs demandes, celui-ci ne répond toujours pas ce que je ne peux que déplorer.

Le sous-préfet Jacques Destouches a qualifié l’annonce de la SNCF comme relevant « d’une maladresse, d’une étourderie ». Ce discours n’est ni rassurant, ni convaincant.

Plus que des bonnes paroles ou l’énumération de bonnes intentions, ce que nous attendons dorénavant, c’est du concret, des mesures tangibles qui nous permettront de réellement reprendre confiance et se dire que le site de Somain ne fermera pas.

Le gouvernement ne cesse de prôner l’utilité du dialogue social, il est temps de mettre les pratiques en accord avec les discours. Monsieur Vidalies, nous vous attendons.

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Une pétition en ligne pour la survie de la gare de triage de Somain

Après avoir déposé une résolution à l’Assemblée Nationale et sollicité plusieurs fois le Gouvernement, je lance avec mes collègues une pétition en ligne pour la survie et le développement du triage de Somain.

signez-la-petitionCliquez sur l’image pour signer.


Mobilisation gare de triage de somainC’est avec stupéfaction que nous avons appris que la gare de triage de Somain est aujourd’hui condamnée à la disparition.

Pourtant, toutes les sensibilités représentées au Comité de Pilotage (COPIL) pour la redynamisation du site la considèrent comme un carrefour européen du fret ferroviaire.

Lors de différentes réunions d’instances représentatives du personnel la direction FRET SNCF a confirmé sa volonté de fermer le triage de Somain. Cette décision condamne purement et simplement le projet de redynamisation du site de Somain dans lequel de nombreux acteurs sont impliqués depuis 2013, date à laquelle la Communauté de Communes Cœur d’Ostrevent a lancé une étude dont les conclusions, rendues un an plus tard, laissaient entrevoir de belles perspectives de développement.

Le site de Somain est amené à devenir, à moyen terme, une zone logistique embranchée, au service de l’ensemble de la politique économique et du développement du territoire. A long terme, la gare devait se transformer en un véritable point de connexion sur les corridors du fret européen pour être une interface au centre d’un trafic composé de différentes filières économiques qui utilisent le fret.

Aujourd’hui, nous dénonçons la volonté de la direction FRET SNCF de passer en force. Il est inacceptable qu’une direction d’entreprise publique puisse se permettre une telle décision sans en référer au plus haut niveau de l’Etat comme aux élus locaux qui auront à prendre en main la situation et gérer les conséquences.

Cette information est d’autant plus incompréhensible que le Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Monsieur Alain Vidalies, expliquait dans un courrier récent que le projet de redynamisation de la gare de triage de Somain et ses enjeux industriels et environnementaux lui apparaissait « emblématique ».

Ce décalage entre les déclarations et les décisions prises dans la pratique jette un discrédit profond sur la parole politique et provoque un sentiment d’incompréhension voire d’abandon parmi les employés du site et la population.

Nous appelons le Président de la République, à faire usage de ses prérogatives auprès de la SNCF pour mettre fin au projet de démantèlement du site ferroviaire. L’Etat, en lien avec la Région, ne peut se contenter de regarder le train de la désindustrialisation passer. Il doit être stratège et à l’initiative de projets réellement progressistes qui répondent aux intérêts de la population et des entreprises.

Monsieur Hollande, nous vous attendons :

  • Pour l’emploi : De 400 emplois il y a 4 ans, le site est aujourd’hui composé d’une trentaine d’employés. Il y a donc urgence à agir pour sécuriser les emplois existants mais également développer le site.
  • Pour l’aménagement du territoire et le développement économique : Le projet de redynamisation du site permettrait aux industries du Douaisis de tirer profit de coûts avantageux pour le transport de marchandises et serait une grande et belle vitrine ferroviaire pour l’ensemble de notre territoire.
  • Pour l’écologie et la réduction des gaz à effet de serre. Le rôle des pouvoirs publics s’élargit encore avec la prise en compte des externalités du transport sur l’environnement. Ce projet de redynamisation permettrait également de réduire les gaz à effet de serre. En effet, en France, le fret ferroviaire consomme 2 fois moins d’énergie/km que le transport routier et émet 6 fois moins de CO2/km que son concurrent routier.
    Tous ensemble, mobilisons-nous pour défendre le fret ferroviaire et la gare de triage de Somain.

Jean Jacques CANDELIER, Député du Nord

Julien QUENNESSON, Maire de Somain

Alain BRUNEEL, Maire de Lewarde

Charles BEAUCHAMP, Conseiller Départemental